Au diable les rimes

Au diable les rimes qui me compriment mais qui à la fois font que je m’exprime,
Elles tambourinent dans ma poitrine, j’ai l’impression qu’elles m’endoctrinent.
Je ne veux plus les écrire, même si elles me servent à refleurir quand je me met à flétrir,
Lorsqu’elles ne sont pas ma drogue, elles se font psychologue et me sortent de mes monologues.
Je ne pense pas que vous compreniez mais je ne peux pas nier que si je cherche à les renier, c’est qu’elles mon fait prisonnier,
Dans une prison d’où je ne vois pas l’horizon, elles sont devenues un vrais poison, comprenez vous maintenant ma trahison ?

Chacun dira ce qu’il voudra, que je suis ingrat, mais rien ne changera ou ne m’en emperchera,
J’ai entamé ma métamorphose, je veux passer à autre chose, cette époque morose de prose est close.
Je ne suis venu, ni pour m’excuser, ni pour apaiser, tout ceci est improvisé ne soyez pas scandalisés.
Mais soyez assurés que je reviendrai, les rimes m’ont toujours accompagnés, je ne sais pas si je réussirai à m’en séparer.

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Ponctuons

Je ne suis pas le point qui stop tout comme un coup de poing.

Je ne suis pas la virgule qui marque un arrêt, c’est ridicule.

Suis-je un point d’interrogation ? En voilà une bonne question.

J’aimerais être un point d’exclamation ! Mais je n’ai plus de revendications.

J’aimerais être des points de suspensions … pour capter ton attention.

Je pourrais être des guillemets, mais je ne fait que citer: « Dans la vie il faut être bien entouré »

Je pourrais être des parenthèses, car au final être entouré m’apaise (tout cela n’est que foutaise).

Je ne suis qu’une ponctuation, pourtant essentielle à tes narrations.

Pinocchio

Dans ce bas monde, celui que vous appelez dieu n’est qu’un Gépéto façonneur de Pinnochio.

Je l’ai rencontré il y a 26 ans lorsqu’il a fait de moi un véritable enfant.

Les ficelles qui me liaient à ses doigts de fée furent coupées

Et me voilà, me retrouvant à pleurer devant mes nouveaux marionnettistes, ceux qu’ils appeleront parents.

Avec Gépéto mon nez s’allongait lorsque je lui mentait, avec eux il se fait casser à la moindre vérité.

Parfois j’aimerai me plonger dans cette boisson magique, qui m’eloignerai de ma vie tragique.

Cette boisson qui me rendrai ma gueule de bois de quand Gépéto était là.

Une corde de ma marionnette est cassée, tous les jours je me lève du mauvais pied.

Mon bois est rongé par les mites, j’ai la tête trouée et je ne sais plus où j’habite.

Depuis que ces nouveaux marionnettistes ont choisi ma marionnette pour interpréter le rôle de Cozette.

Ces misérables ont rendu ma vie insupportable.

J’ai souvent rêvé que mes ficelles s’entrecroiseraient et glisseraient jusqu’à m’etouffer.

Le rideau pourrait enfin tomber sur la représentation d’une vie faite de dépression. Le tout sans applaudissement, normalement.

Rapport non protégé

On dit que la roue fini toujours par tourner,
Mais la mienne vient de crever.
C’est la vie qui me fait le coup de la panne,
Histoire de mieux m’enculer derrière un platane.
Un tête à queue comme tu n’en a jamais vu,
Le genre de biffle qui ne t’avais pas prévenu.
Ses air-bags viennent de m’exploser au nez,
Je ne les pensais pas si gros et si gonflés.

Pour une fois je suis passé à travers les gouttes,
Mais ça n’a pas empêché la sortie de route.
On m’a demandé de prendre un chemin moins sinueux,
Ce terrain était potentiellement moins sanglant mais glissant et boueux.
On m’avait également conseillé de ne pas rouler décapoté,
Evidemment je n’ai rien écouté, et la faciale je l’ai prise en plein nez.
J’avais enlevé ma ceinture pour que mes coups de reins soient vifs
J’aurai du la resserrer pour éviter d’être séropositif.

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Tristes habitudes

Cette femme s’habille comme une pute et s’étonne lorsque je lui réclame une turlutte !
Ce gay est plus efféminé que la miss de l’an dernier et s’étonne que je le traite de PD !
Ce clochard passe son temps à mendier plutôt qu’à travailler et s’étonne de se faire insulter !
Ce migrant préfère rejoindre un camp plutôt que de défendre ses enfants et s’étonne qu’on le laisse en sang !

Ne me dites pas que vous êtes choqués par mes versets !
Et que vous voulez m’arrêter ?
Tous les jours ces phrases sont prononcées, et il n’y a personne pour les arrêter !
Alors si tu veux que ces mots disparaissent,
Fais le savoir à ceux qui les agressent !

Fais leur savoir que:
Cette femme s’habille comme ça car elle aime que tes pupilles brillent, alors remonte ton caleçon et montre lui que tu es un bon garçon.

Fait leur savoir que:
Si cet homme est homo c’est qu’il ne croit pas en l’amour de labo, mais qu’il aime l’amour le beau, celui qui n’a ni sexe ni religions, juste de la passion.

Fait leur savoir que:
Ce clodo n’a pas choisis ce fardeaux qu’il a sur le dos, qu’un simple sourire suffit parfois à le nourrir et à lui redonner foie en l’avenir.

Fait leur savoir que:
Ce migrant n’a pas abandonné ses enfants, qu’il les à perdu en mer avec leur mère.

Laissez moi croire que l’Homme peut faire renaitre l’espoir.
Laissez moi voir l’autre réalité derrière le miroir.

Je suis handicapé

J’imagine que tu ne me vois pas d’un bon oeil,
Lorsque je ne sais pas comment te regarder à cause de ce fauteuil.
Je sais que nous ne sommes pas si différent,
Mais j’ai peur que tu te vois en mon regard un jugement.

Je sais que ça doit te faire souffrir,
Que je sois incapable de te faire un sourire,
Mais je n’y arrive pas, alors même si tu as froid, je ne te regarde pas.
Un regard aurai recoloré ce teint blafard,
C’est toi le clochard et suis pourtant celui qui n’a pas les moyens pour un simple bonsoir.

Il y a ce petit atteint d’une trisomie qui veut que je parle avec lui,
Pourquoi je le fuis et fait comme si je n’avais pas ouïe ?
Son père me regarde d’un air compréhensif,
Mais ca n’aidra pas son fils à comprendre mon air repulsif.

J’aimerai m’excuser car c’est moi l’handicapé,
Un handicapé social qui a du mal,
à faire le bien quand vous en avez besoin.

Le goût de la vie

J’ai arraché la plume d’un phénix, pour renaître de mes cendres,
ma vie est une rixe, alors mes rimes ne sont pas tendres.

Chaque mot enflamme le parchemin
et tu n’as qu’à suivre le mémo,
pour retrouver mon chemin
et comprendre l’origine de mes maux.

Lorsque j’étais jeune je voulais écrire ou faire rire.
En me lisant mes enseignants ont ris et m’ont dit de ne plus écrire.
Beaucoup de grands artistes sont devenus célèbres à leur morts.
Alors quand je serais mort, dites moi si j’ai eu tord.

J’ai un putain de goût amer,
Quand je regarde ce milliardaire !
Il aura jamais assez de sa vie merdique,
Pour dépenser tout son fric !
Mais pendant que son argent dort,
La famine fait des morts !

J’ai le regard acide,
Lorsque je vois ce SDF au regard avide,
Pour lui la note était salé,
Et croyez moi il n’y avait personne pour l’aider.

Cette vie poivrée me fait éternuer,
C’est mon allergie aux inégalités,
Qui réagit à ce monde corrompu,
Quand je vois mon fils et son avenir qui pue.

Tu pourras tenter de me cuisiner,
La vie m’a longtemps laissé mijoter,
Mais ca ne m’a pas rendu plus tendre,
Tu sais nous avons tant à apprendre.

J’ai décroché une étoile au guide Michelin,
Je l’ai accroché à ma chemise en Lin,
Me voici donc le Shérif de la ville,
Et j’en ai assez dit je file.

Devenons amis

Bonjour toi,
Attends ne part pas !
On ne se connait même pas,
Pourtant tu ne veux pas de moi.

Je ne suis pas encore installé,
Et déjà tu veux me rejeter.
Tu as vu l’âge que tu as ?
Plus personne ne s’intéresse à toi !

Laisse moi te tenir compagnie !
Permet moi de devenir ton meilleur ami.
Fait moi une place dans ton coeur,
et cela jusqu’à ce que tu meurs.

Je sais que dans ta tête,
Ce n’est pas tous les jours la fête.
Alors laisse moi une place dans ton esprit,
et je ferai tout pour que tu oublis.

Je serai ton meilleur compagnon,
lorsque le temps te paraîtra long.
Je te serai dévoué,
pour que le temps de semble écourté.

Je sais que tu te sens coupable,
Et que tes problèmes te semblent insurmontables,
Laisse moi faire en sorte que tu oublie,
toute cette tristesse de ta vie.

Arrête ! Qu’es que tu fais ?
Tu essaie de me chasser ?
Moi qui ai toujours fait de mon mieux,
Pour que tu te sente mieux !

Tu ne te débarrassera pas de moi !
Nous en sommes au stade trois !
Je me présente, je m’appelle Cancer,
Et je viens de foutre ta vie en l’air.

Désolé

Si j’avais su que je ne m’en sentirai pas capable,
Si j’avais su que je me sentirai coupable,
Je me serai mis à table,
Avant que tout devienne impensable.

Qui pouvais prévoir,
Qu’il faudrait arrêter d’y croire,
Et que pour venir vous voir,
Il faudrait que l’on traverse ce long couloir.

Pendant tout ce temps,
Vous m’avez appelé mon grand,
Moi qui ai été si petit,
Face à votre maladie.

J’écris ceci en étant convaincu,
Que là où vous êtes allé,
La poste ne livre plus,
Les courriers de regrets.

Avant de déménager,
J’avais peur que vous nous envahissiez,
Maintenant je voudrai vous voir à chaque dîné,
Et vous remerciez à nouveau pour tout ce que vous avez fait.

Certains diront que vous continuez à nous observer,
Que de là où vous êtes vous continuez à nous guider,
Mais je n’arrive pas à voir ces signes que vous m’envoyez,
Es-ce le deuil qui mets du temps à passer ?

Je ne crois ni aux prières ni aux cimetières,
Tout comme vous n’étiez pas adepte des pleurs devant une pierre,
Mais je n’ai pas trouvé d’autres repère,
Pour venir pleurer ma colère

Et puis merde ! Laisse moi te tutoyer !
Ça allait faire 10 ans que l’on se cotoyait,
C’est plus longtemps qu’avec ma propre mère,
Autant vous dire que ma mère n’était pas belle cher belle mère.

Vous vous rappelez de cette conversation ?
Ou vous me disiez que ce serai dur après votre disparition ?
Pour votre mari et vos enfants ?
Croyez moi vous étiez en plein dedans !

Votre mari est de plus en plus chiant !
Et même si je suis insolent croyez moi je le comprends !
Je veux juste que mon fils ai au moins un grand parent.

J’écris tout cela comme un carnet,
En espérant qu’un matin je vais me réveiller,
Et trouver à sa suite un de vos phrasé.

Un de vos serment du type vas y mon grand.
La dernière phrase que vous m’avez dite c’est tu reviens quand ?
Et la mienne fut demain normalement.

Mon enterrement

Merci d’être venu, cela fait un moment que l’on ne s’était pas vu.
Oh, tu as apporté des fleurs, sache que ça me va droit au cœur.
Arrête donc de pleurer, je me faisait une joie de te retrouver.
Il est de toute façon trop tard, pour regretter ton retard.

La seule fois ou tu es à l’heure, c’est pour participer au pire de mes malheurs.
Et tu te retrouves donc à me dire que tu m’aimes avec un bouquet de Chrysanthème.
On aurai dû se revoir autour d’un verre, plutôt que dans ce foutu cimetière.
Il faut dire que le temps passe vite lorsque ton sablier a une fuite.

Par pitié ne passe à pas ta vie à regretter ce que l’on a pas fait.
Passe la plutôt à te souvenir de tous nos anciennes parties de rires.
Sache que boire ne t’aideras pas à sortir du noir et encore moins à me revoir.

Pourquoi pas toi ? Parce que pour une fois le meilleur ne part pas en premier.
Il y a quelque année, j’écrivais des vers tellement le passé me bouffait.
Et maintenant, dans même pas une année, les vers m’auront complètement bouffé.

Les plus assidu viendront régulièrement m’apporter des fleurs,
Les plus perdu viendront régulièrement les arrosées de leurs pleurs.
Il y a ceux que cette dalle de marbre laissera de marbre,
Et ceux à qui ma mort n’arrachera aucune larme.

Tiens te voilà toi ! Je savais que l’on se retrouverai là !
Et que la seule fois ou l’on se reverrai, ce serai pour m’enterrer.
De notre relation mère fils tu ne voulais plus, rassure toi me voilà disparu.
Ai juste la présence de cœur de dire à mes sœurs, que je regrette notre rancœur.

À vous tous qui êtes venu me voir une dernière fois,
Merci d’être à nouveau là pour moi,
De venir me soutenir pour mon passage dans l’haut delà.

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