Désolé

Si j’avais su que je ne m’en sentirai pas capable,
Si j’avais su que je me sentirai coupable,
Je me serai mis à table,
Avant que tout devienne impensable.

Qui pouvais prévoir,
Qu’il faudrait arrêter d’y croire,
Et que pour venir vous voir,
Il faudrait que l’on traverse ce long couloir.

Pendant tout ce temps,
Vous m’avez appelé mon grand,
Moi qui ai été si petit,
Face à votre maladie.

J’écris ceci en étant convaincu,
Que là où vous êtes allé,
La poste ne livre plus,
Les courriers de regrets.

Avant de déménager,
J’avais peur que vous nous envahissiez,
Maintenant je voudrai vous voir à chaque dîné,
Et vous remerciez à nouveau pour tout ce que vous avez fait.

Certains diront que vous continuez à nous observer,
Que de là où vous êtes vous continuez à nous guider,
Mais je n’arrive pas à voir ces signes que vous m’envoyez,
Es-ce le deuil qui mets du temps à passer ?

Je ne crois ni aux prières ni aux cimetières,
Tout comme vous n’étiez pas adepte des pleurs devant une pierre,
Mais je n’ai pas trouvé d’autres repère,
Pour venir pleurer ma colère

Et puis merde ! Laisse moi te tutoyer !
Ça allait faire 10 ans que l’on se cotoyait,
C’est plus longtemps qu’avec ma propre mère,
Autant vous dire que ma mère n’était pas belle cher belle mère.

Vous vous rappelez de cette conversation ?
Ou vous me disiez que ce serai dur après votre disparition ?
Pour votre mari et vos enfants ?
Croyez moi vous étiez en plein dedans !

Votre mari est de plus en plus chiant !
Et même si je suis insolent croyez moi je le comprends !
Je veux juste que mon fils ai au moins un grand parent.

J’écris tout cela comme un carnet,
En espérant qu’un matin je vais me réveiller,
Et trouver à sa suite un de vos phrasé.

Un de vos serment du type vas y mon grand.
La dernière phrase que vous m’avez dite c’est tu reviens quand ?
Et la mienne fut demain normalement.

Mon enterrement

Merci d’être venu, cela fait un moment que l’on ne s’était pas vu.
Oh, tu as apporté des fleurs, sache que ça me va droit au cœur.
Arrête donc de pleurer, je me faisait une joie de te retrouver.
Il est de toute façon trop tard, pour regretter ton retard.

La seule fois ou tu es à l’heure, c’est pour participer au pire de mes malheurs.
Et tu te retrouves donc à me dire que tu m’aimes avec un bouquet de Chrysanthème.
On aurai dû se revoir autour d’un verre, plutôt que dans ce foutu cimetière.
Il faut dire que le temps passe vite lorsque ton sablier a une fuite.

Par pitié ne passe à pas ta vie à regretter ce que l’on a pas fait.
Passe la plutôt à te souvenir de tous nos anciennes parties de rires.
Sache que boire ne t’aideras pas à sortir du noir et encore moins à me revoir.

Pourquoi pas toi ? Parce que pour une fois le meilleur ne part pas en premier.
Il y a quelque année, j’écrivais des vers tellement le passé me bouffait.
Et maintenant, dans même pas une année, les vers m’auront complètement bouffé.

Les plus assidu viendront régulièrement m’apporter des fleurs,
Les plus perdu viendront régulièrement les arrosées de leurs pleurs.
Il y a ceux que cette dalle de marbre laissera de marbre,
Et ceux à qui ma mort n’arrachera aucune larme.

Tiens te voilà toi ! Je savais que l’on se retrouverai là !
Et que la seule fois ou l’on se reverrai, ce serai pour m’enterrer.
De notre relation mère fils tu ne voulais plus, rassure toi me voilà disparu.
Ai juste la présence de cœur de dire à mes sœurs, que je regrette notre rancœur.

À vous tous qui êtes venu me voir une dernière fois,
Merci d’être à nouveau là pour moi,
De venir me soutenir pour mon passage dans l’haut delà.

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Conjugaisons nocturnes

Seul face à mon mal être,
J’ai jonglé avec toutes les lettres.
Seul face à ma dépression
J’ai fais rimer toute les conjugaisons.

Mon passé s’est décomposé,
Face à l’enfance d’un enfant imparfait.
Je rêvais d’un futur au plus que parfait,
Mais c’est le temps que j’ai le moins maîtrisé.

Je ne reste qu’un dépressif,
Face à mes impératifs.
Un verbe irrégulier,
Qui marche à l’envers comme les anglais.

Mes larmes m’alarment,
Alors l’écriture reste ma seul arme.
Face à ces souvenirs qui s’effacent,
Et qui bientôt n’auront plus de trace.

Petite sœur, ma mémoire s’affaiblie,
Et bientôt ton visage sera tombé dans l’oubli.
Petite sœur je ne veux pas t’oublier,
comme on oublie une tâche d’encre sur un cahier.

Cela fait maintenant 10 ans que tu alimentes mes tourments,
Et 10 ans que mes tourments me hantent de cauchemar violent.
Tout ce temps à espérer que tu veuilles me pardonner,
À espérer que tu me reviendrai et que l’on oublierai.

Noyé dans un flot de pensées,
Je n’ai que cette photo de toi comme bouée.
Petite sœur il y a longtemps que mon bateau a chaviré,
Et c’est arrivé ce jour où je t’ai abandonné.

Petite sœur, sache me pardonner ce que je vous ai fait,
Je ne mérite pas ce sourire que j’arbore en cette fin d’année.

Cauchemar de mes nuits, laisse moi souffrir dans mon lit,
Je n’ai pas besoin de toi pour pleurer au rythme de celles-ci.

the_book_by_zancan

La famille

D’un côté il y a bébé qui regarde papa,
De l’autre il y a papa qui n’assume pas.
D’un côté il y a papa qui l’abandonnera,
Et de l’autre il y a bébé qui pleurera.

D’un côté il y a maman qui a pleuré,
De l’autre bébé qui va pleurer.
D’un côté il y a maman qui s’est remariée,
De l’autre bébé qui est oublié.

D’un côté il y a beau papa,
De l’autre l’enfant qui existait déjà.
D’un côté l’enfant veut son papa,
De l’autre beau papa le frappera.

Mais si tout ça ne m’a pas tué,
Ça m’a rendu plus fort.
Et je n’ai pas oublié mon souhait,
De te voir un jour pleine de remords.

Je rêve en secret que tu te fasse violenter,
Et puisque tu ne veux plus me voir,
Que tes yeux soient crevés,
Afin que tu saches ce que c’est que de vivre dans le noir.

La noirceur de ton cœur,
N’a d’égale que la tumeur,
Que je te souhaite de contracter de bonne heure.

Ce cœur que tu as refusé de me donner,
Maman, ton rôle était de me protéger.

Quand la colère transperce mes vers,
Et que ma déprime dépasse mes rimes.
C’est malade à crever que je t’imagine.

Maman, pardonne moi ces pensées malsaines,
Mais mon cœur est rongé par la peine,
À l’idée de ne jamais avoir pu prononcer,
Papa, Maman.

Ma tête n’en peu plus de passer son temps,
À s’imaginer un passé à chaque événement.

Que la vérité éclate au grand jour,
Que l’on oublie l’être que je suis au bon jours.
Je ne suis qu’un cas social,
Abandonné par sa mère attardée mentale.

Oubliez le garçon qui s’invente une vie,
Pour ne pas être différent de ses amis.

Mais n’oubliez pas celui que je suis.
Un garçon plein d’envies,
Qui a besoin de ses amis,
Car c’est pour lui sa seule famille.

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Lettre pour plus tard

A l’âge ou tu pourras lire cela, tu ne le comprendra pas,

Lorsque tu le comprendra, tu n’en voudra malheureusement pas,

Et quand tu le ressentira je serai probablement loin de toi.

Je sais que demain je devrais te tenir la main pour te guider,

Pendant que tu voudras me mener par le bout du nez pour m’échapper.

Ta vie sera faite de hauts et de bas et sache que les hauts te paraitront trop bas et les bas trop haut.

N’ai pas peur de suivre ton destin, je serai à chaque intersection de ce chemin, pour te rappeler de suivre ton instinct.

Choisis bien tes amis, car lorsque tu sera loin de mes pupilles, ils seront ta seule famille.

Tu préférera leur compagnie a nos soirées en famille, et la télé a mes vieux textes dépassés.

Je t’ecris ce texte comme une capsule temporelle sans même savoir si ce sera il ou elle.

Ce monde que nous t’offrons te forcera à redoubler d’imagination pour t’evader de sa pression.

Si un jour je souhaite te décourager dans un de tes projet, alors redouble d’effort pour me prouver que je me trompais.

Il t’arrivera de trébucher, de tomber ou même de t’ecraser.

Te relevé te paraîtra compliqué, tu aura envie de pleurer et une fois relevé tu aura du mal à avancer.

Tu te sentira parfois trahi, abandonné et désabusé.

Promet moi de ne jamais rien lâcher car tout cela est passager, la vie est belle n’en soit pas qu’un passager.

Je n’arriverai pas à m’arrêter alors laisse moi faire la conlusion avec cette expression:

« On ne choisit pas sa famille mais on choisit ses amis  » alors par pitié mon enfant fait de moi ton meilleur ami.

Consultation

Docteur j’ai besoin d’un rendez-vous ça va mal,

On m’a dit que vous aviez le plan pour me libérer de cette prison cérébral.

On ma affirmé que vous aviez les outils pour briser ces barrières mentale.

26 ans que je suis incarcéré dans des pensées morbides,

J’espérais que vous seriez le juge de cette vie à l’odeur fétide.

Docteur j’ai des maux sur lesquels je n’arrive pas à mettre de mots,

On m’a dit que vous étiez le dico qu’il me faut.

Quand je réfléchis à la complexité de la vie que vous m’avez prescrit,

J’espère que votre traitement est une encyclopédie.

Docteur ma tête part en vrille, on m’a dit que la solution serai votre aiguille.

Glissez la moi ou vous voulez, tout ce que je veux c’est me soulager.

J’irai la chercher dans une botte de foin pour vous prouver que je suis motivé.

Docteur, puisque vous me parlez de l’asile, je choisis l’euthanasie.

Docteur, je mange un dernier canon à votre santé.

Ce canon a un goût de poudre, mais que mes amis me pardonnent je devais en découdre.

Pinnochio

Dans ce bas monde, celui que vous appelez dieu n’est qu’un Gépéto faconneur de Pinnochio.

Je l’ai rencontré il y a 26 ans lorsqu’il a fait de moi un véritable enfant.

Les ficelles qui me liait à ses doigt de fée furent coupées

Et me voilà, me retrouvant à pleurer devant mes nouveaux marionnettistes, ceux qu’ils appeleront parents.

Avec Gépéto mon nez s’allongait lorsque je lui mentait, Avec eux il se fait casser à la moindre vérité.

Parfois j’aimerais me plonger dans cette boisson magique, qui m’eloignerai de ma vie tragique.

Cette boisson qui me rendrai ma gueule de bois de quand Gépéto était là.

Une corde de ma marionnette est cassée, tous les jours je me lève du mauvais pied.

Mon bois est rongé par les mites, j’ai la tête trouée et je ne sais plus ou j’habite.

Depuis que ces nouveaux marionnettistes ont choisi ma marionnette, pour interpréter le rôle de Cozette.

Ces misérables ont rendu ma vie insupportable.

J’ai souvent rêvé que mes ficelles s’entrecroiserai et glisserai jusqu’à m’etouffer.

Le rideau pourrait tomber sur la représentation d’une vie faite de dépression. Le tout sans applaudissement, normalement.

Sans communication 

C’est serré dans le métro, que nous oublions de communiqué,

C’est une fois nos proches disparu, que nous souhaitons qu’ils soient entendus.

Mon voisin me regarde à peine, un bonjour lui inspire sûrement la haine,

Et le seul à rire, c’est mon passé qui se moque de mon avenir.

Suis-je meilleur communiquant en me cachant derrière cet écran, pour décrire mes sentiments ?

Dois-je aller de l’avant ? Et hurler au monde qu’il est encore temps !

Lui dire qu’il est encore de temps de parler à ses bébés, et de leur chanter des comptines du passé !

Lui dire que rien n’est terminé, et qu’il peut toujours faire valser ses mouflets sur des airs de gaieté !

Laissons-nous vivre, guider par nos sens qui jadis, nous servaient à survivre.

Sens, non loin de toi, ce petit plat qui n’attends que toi.

Observe, ce tableau qui te montre ce que le monde a de plus beau.

Écoute, cette mélodie qui te prouve que la plus triste des mélancolie, peut vite devenir la plus jolie.

L’homme a t-il cessé de communiquer ? Ou sommes nous juste incapable de l’écouter ?

Je vous laisse à vos pensées, j’ai un tableau de versets à cuisiner.

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Naviguons

Et si la poésie était au texte ce que le costume est à l’homme ?

Et si la rime n’était que le vouvoiement d’une première rencontre ?

Si tout cela n’était qu’apparat ?

Laissons tomber les apparences pour nous concentrer sur l’élégance,

Laissons aux charlatans le plaisir d’endormir ces manants.

 

Et toi ? Oui toi !

As-tu déjà pris le temps d’écouter ce mendiant ? À l’allure pauvre mais au passé si riche.

As-tu déjà eu la décence de croiser son regard ? En apparence hagard mais éclairé comme un phare.

Prend le temps, assieds-toi et tu découvriras, que la lumière de son phare,

Est capable de guider ton drakkar.

 

Lâche donc les amarres et laisse-toi guider loin des conventions,

Loin de toute cette dictature qui dirige la plus petite de nos actions.

Qui es-tu pour juger cet homme qui ne t’a rien demandé ?

Qui sommes-nous pour prétendre instaurer la bonne pensée ?

Qui sont-ils pour nous demander de nous adapter ?

 

Et qui suis-je pour prétendre penser vous faire changer ?

Retenons simplement que les bateaux qui avancent le mieux, sont ceux où l’on rame à l’unissons.

Mais regrettons que cette dernière soit une galère.

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Jeux incomplets

À mon jeu de 7 familles il manque des pièces.
Le père, la sœur et la mère, voilà les faiblesses.
À mon Scrabble il manque des mots,
Papa, maman, évanouis de mon cerveau.

Jeux incomplets, ressortis du grenier,
Je pensais pouvoir vous jeter, me débarrasser.
Mais une fois dépoussiéré ressort la douleur du passé,
Et de nouveau les larmes se mettent à couler.

Alors avec vous je vais jouer cartes sur table.
Affaibli et attristé, ces jeux incomplets me rendent vulnérable.
Alors afin de lutter contre la dépression,
Et tous ces manques qui encombrent mes émotions,
À mon jeu de 7 familles j’ai ajouté la carte amis.
Et à mon Scrabble ils ont ajouté le mot oubli.

Mais comme pour ton bon jeu il y a un recommencement.
Objet désespérant d’une vie en plein anéantissement.
Ma vie tu hanteras jusqu’à mon enterrement,
Enterrement où seul mes amis auront du tourment.

C’est ici que le récit s’achève, bâclé et non terminé.
Et comme pour ces jeux incomplet, seule la mort pourra l’achever.

 

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