À la Une

Adieu

Oh toi, le tout puissant des impuissants et des violeurs de petits enfants,
Notre père qui est vicieux, que ton nom soit rectifié.
Aucune auréole sur la tête de tes anges,
mais beaucoup aux culs des enfants que tu viol et ça les démange.

Je viens remettre tes pendules à l’heure,
ça fait deux fois que tu m’encules avec un proche repris de bonne heure.

Il m’a dit : « C’est pas bien de s’en prendre au tout puissant » et s’il lit ça,
c’est que vous êtes à mon enterrement.
J’écris tout ça avec la rage d’un Homme qui a subit l’esclavage
d’un dieu qui dirige des vies un bandeau sur les yeux.

Qu’il me rappelle si mes offrandes ne lui plaisent pas !
Dans ce bordel, je suis Abel et il ne me couchera que lors de mon trépas.
Les croyants te disent qu’il te met à l’épreuve,
Abandonné à 5 ans par mes parents, je crois que j’avais déjà fait mes preuves.

Oh toi, mon amis, mon frère enlevé de manière arbitraire,
Je sais que tu aimais mes textes, mais j’aurais préféré t’écrire dans un autre contexte.
Comme pour le jour de ton mariage et pas parce que tu pars à un si jeune âge.

Je n’ai pas eu le courage de te le dire, alors comme tu aimais me lire, je vais te l’écrire :
Tu vas me manquer, depuis ton départ, notre bande ne fait que suffoquer,
Chacun de nos rires fait ressurgir l’absence d’un frère que rien ne pourra adoucir.

On a tous du mal à le concevoir, mais il faut pourtant que je te dise aurevoir.
J’ai parfois l’impression d’apercevoir des signes de ta part,
Mais je sais que tout ça est illusoire.

Puisqu’il a décidé de te rappeler au paradis avant que l’on puisse trinquer,
C’est sans toi que j’irai au pied du mont Fuji, boire à ta santé, le meilleur des Saké.

Adieu.

Temps perdu

Rattraper le temps écoulé, comme s’il suffisait de retourner le sablier pour vivre tous ces moments ratés.

Le temps est une monnaie que l’on ne peut pas rembourser, tout ce que tu dépenses, c’est ni repris ni échangé.

J’ai pas de dealer à qui demandé 15 ans à me dépanner pour rattraper le temps perdu avec mes soeurs.

Mais aujourd’hui je couche le sablier, et devant qui veut je peux m’agenouiller et supplier de me pardonner de vous avoir abandonné.

Issho Ni

Comme Naruto j’ai voulu faire la paix avec mon démon intérieur, mais la moindre des morsures me fait chavirer comme Eren Jager.

Né sans alter comme Midoriya perso j’ai pas bouffé d’cheveux pour en arriver là. Possédé comme Fumikage j’ai l’ombre plus clair que mon reflet.

Comme Edward la vie m’a coûté un bras, alors chaque matin c’est avec ma troisième jambe que je soulève les draps.

Non c’est pas le Death Note que j’écris, perso je ne suis pas Light Yagami, le premier nom dans ce putain livre serai celui du beau père qui me tabassait une fois ivre.

Étant petit j’avais pas de famille mais juste un putain d’équipage, alors donne moi un chapeau de paille et j’essaierai d’être de taille. Ils étaient le fruit et moi j’étais le démon au bord du précipice notre amitié était le One Piece.

Invaincu

Mon beau père m’a tellement retourné étant gamin que le Kamasutra pourrait-être mon bouquin, on dit qui aime bien châtie bien, entendez-moi bien, lui et moi on ne faisait qu’un.
À peine douze ans et l’organe déjà moins vierge que Clara Morgane, je vois mon avenir rétrécir et le reste s’élargir. Les seules fois où j’arrive à dormir, mes plus beaux rêves sont ceux où je cane.
Alors oui j’ai un putain de vécu et ne me dit pas que ça te trou le cul car je n’y ai pas survécu pour que l’on me rappelle qu’un jour la vie m’a vaincu, mais sois juste convaincu qu’aujourd’hui j’évacue.

J’aurai pu attendre que mon passé vienne me pendre mais j’ai préféré prétendre à un avenir plus tendre, le genre de futur où mon cul n’est plus à la suture ou dessiné de coups de ceinture. Alors oui c’était dur et parfois la douleur perdure et je sature mais une chose est sur, vivre me rassure.





Pensées Noires

J’aime la difficulté à l’image d’un curé qui trou un mioche à la fin du caté. Et si tu trouves ça moche c’est que j’ai pas raté ma mission de te rappeler que la divinité à laquelle tu t’accroches embroche tes gosses et vole leur virginité.

Un jour j’ai détaché un pendu, je te jure que j’étais perdu, alors que cet enfoiré bandait, j’ai chialé puis j’ai cogité. Ils disent que c’est morphologique moi je pense que c’est logique. Il a pris plus de plaisir à crever qu’à vivre sa vie délabrée. Si on l’avait branlé au lieu de le masser on l’aurait vraiment aidé. Aidé a finir sa vie en beauté.

Est-ce qu’une vegan avale si je jouis dans son corps ? Ou mes petits dans sa gorge feront d’elle une carnivore ? Si l’avortement est un crime alors la branlette c’est de la frime et l’abandon devient légitime.

Viens dans mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare. Une haine intensive que je peine à traduire dans mes rimes incisives. Suis moi dans ce couloirs, n’est pas peur de mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare.

Si quand le fils de Dutroux t’avait dis j’en ai plein le cul, ou quand Marie Trintignant t’avait dis que son mari était un bon coup tu avais lu entre les lignes, tu les aurais sauvé d’une mort indigne.

À chaque manifestation notre liberté d’expression est bafouée. J’ai l’impression qu’Hitler est ressuscité tellement nous sommes gazés par des moustachus laissant derrière eux une démocratie déchu. On vie une époque où les jeunes glissent et empalent leur cul sur les matraques de la police. On vie une époque où les seules qui trouvent du travail en traversant la rue sont celles qui vendent leurs culs. On vie une époque où l’état nous a tellement enculé qu’il gâche le plaisir des PD.

Viens dans mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare. Une haine intensive que je peine à traduire dans mes rimes incisives. Suis moi dans ce couloirs, n’est pas peur de mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare.

Un effet pas si éphémère

On dit que c’est l’effet papillon,
Qu’un simple battement d’aile t’emporte dans son tourbillon.
Ce con aurait mieux fait de rester dans sa chrysalide,
Plutôt que de nous embarquer dans son monde perfide.

Le papillon se permet son effet car sa vie est éphémère,
Il n’a pas à subir les conséquences des décisions,
Que l’on prend dans la confusion sans aucune précision.
Ces décisions, qui des années plus tard, te prennent à revers.

Si j’avais pris mon courage à deux mains,
Que serait-il advenu de demain ?
Ton air rieur, et ta citation: « avec des si, Paris serai mis en bouteille »
Mon air boudeur, un battement d’aile de papillon et mon futur part à la corbeille.

Comment ne pas parler en si ?
C’est si sidérant de se dire que sillonner le monde en quête d’un signe,
Est un syphon si sinueux qu’insister est aussi tordu que le cou d’un cygne.

Alors oui, je me demande où nous en serions si j’avais écouté mon coeur,
Alors oui, je me demande où nous en serions si j’avais bravé ma peur,

Si le papillon était resté chenille, il aurait vécu plus longtemps qu’en sortant de sa coquille.

Mais s’il a choisi de vivre une journée à voler plutôt qu’une éternité à ramper,
C’est la preuve qu’une heure de bonheur est plus précieuse que des années vécues à moitiés.

Schizophrène

Je débarque dans ton recueil de texte comme un clin d’oeil à ta future ex,
Tu n’as pas encore fermé la porte que déjà je la décomplexe.

Textes qui ramone, arrosé aux hormones, quatre phrases et déjà je te bâillonne.
Mes rimes te tombent sur la trogne et je ne suis pas Newton.

J’ai conscience de ta déficience, je ne vais pas parler science avec ta dégénérescence,
Un peu de reconnaissance quand je t’épargne toutes ces souffrances.

Rimes plates et maladroites, ca m’épate qu’on se prenne pour un spartiate quand on a moins de dextérité qu’un cul de jatte.

Rien ne sert d’être fébrile, la marque que je laisse est indélébile,
J’ai le profil du type habile, je rends stérile le plus viril des gorilles.

Ma plume est lourde et elle fait la sourde quand je t’allume,
Habituée à la légèreté elle ouvre ses esgourdes quand je parle de ton amertume.

Longtemps méprisé c’est à mon tour de te martyriser,
À peine déstabilisé te voilà fragilisé et volatilisé,

Hé ouais Lepto, tu pensais passer incognito et toucher ta part du gâteau ? C’était trop tôt, le louveteau, n’attaque pas le loup, il reste à la place qu’on lui alloue.

Schizophrène artistique je sophistique ma linguistique pour sortir de mon diagnostic.

Funambule

On dit que la vie est difficile et qu’elle peut basculer en un battement de cil.
On dit qu’elle est fragile et qu’elle ne tient qu’à un fil.

La vie est un cirque ambulant, dont nous sommes les funambules,
Et sous ce fil, la mort, indolore et accessible sans effort.

Sur le fil, nous, les funambules, étions les premiers arrivés,

Puis les clowns nous ont été envoyés, pour nous ôter l’envie de basculer.
Le nez rouge comme un arrêt d’urgence, pour éviter de sombrer dans l’engeance.

Puis sont arrivés les acrobates, jouant avec le fil comme des psychopathes, jusqu’à ce que ce dernier ne les mette échec et mat.

Puis vint le magicien, heureux de faire rêver les siens, qui aurait pensé que de l’autre côté du fil il serait notre nécromancien ?

Puis nous remarquions que nous n’étions pas les premiers, les animaux nous avaient devancé,
Mais notre arrivé sur le fil les a déséquilibré et un à un ils nous ont quitté.

Nous sommes ces funambules qui déambulent sur le fil bras tendus,
De novices équilibristes lâchés sur un fil satiriste.

Du papier au clavier

Je suis de cette génération qui a laissé tomber le papier pour le clavier,
Je suis de cette époque où l’on aime écrire sans forcément aimer lire,
J’aime lâcher des paragraphes et je suis pourtant mauvais en orthographe,
J’aime me défouler sur les mots mais je n’aime pas Victor Hugo.

Tu peux prendre ta plume, ton encrier et commencer à me juger,
Je m’étais préparé à ton couplet sur la modernité et le fait que l’on a rien inventé,
Mais je préfère le laisser aux arriérés qui auraient réussi à dégoûter Musset.

Alors oui j’aurai tendance à citer une série plutôt que Paul Valéry,
Mais comme lui c’est à l’écris que je veux résoudre les conflits.
Dans mes textes tu n’auras pas d’air de Voltaire ou de Baudelaire,
Simplement le vécu d’un jeune homme un peu perdu.

Nous sommes passés du papier au clavier parce que l’on préfère frapper que gratter,
Tout comme vous etiez passés de la plume au stylo car vous étiez plus lourd qu’une enclume avec vos rimes aussi plates que l’eau.

Alors maître rangez votre marteau car vos chevilles enflées ne vous permettront pas de me percer.

La famille

D’un côté il y a bébé qui regarde papa,

De l’autre il y a papa qui n’assume pas.

D’un côté il y a papa qui l’abandonnera,
Et de l’autre il y a bébé qui pleurera.

D’un côté il y a maman qui a pleuré,
De l’autre bébé qui va pleurer.
D’un côté il y a maman qui s’est remariée,
De l’autre bébé qui est oublié.

D’un côté il y a beau papa,
De l’autre l’enfant qui existait déjà.
D’un côté l’enfant veut son papa,
De l’autre beau papa le frappera.

Mais si tout ça ne m’a pas tué,
Ça m’a rendu plus fort.
Et je n’ai pas oublié mon souhait,
De te voir un jour pleine de remords.

Je rêve en secret que tu te fasse violenter,
Et puisque tu ne veux plus me voir,
Que tes yeux soient crevés,
Afin que tu saches ce que c’est que de vivre dans le noir.

La noirceur de ton cœur,
N’a d’égale que la tumeur,
Que je te souhaite de contracter de bonne heure.

Ce cœur que tu as refusé de me donner,
Maman, ton rôle était de me protéger.

Quand la colère transperce mes vers,
Et que ma déprime dépasse mes rimes.
C’est malade à crever que je t’imagine.

Maman, pardonne moi ces pensées malsaines,
Mais mon cœur est rongé par la peine,
À l’idée de ne jamais avoir pu prononcer,
Papa, Maman.

Ma tête n’en peu plus de passer son temps,
À s’imaginer un passé à chaque événement.

Que la vérité éclate au grand jour,
Que l’on oublie l’être que je suis au bon jours.
Je ne suis qu’un cas social,
Abandonné par sa mère attardée mentale.

Oubliez le garçon qui s’invente une vie,
Pour ne pas être différent de ses amis.

Mais n’oubliez pas celui que je suis.
Un garçon plein d’envies,
Qui a besoin de ses amis,
Car c’est pour lui sa seule famille.