La famille

D’un côté il y a bébé qui regarde papa,

De l’autre il y a papa qui n’assume pas.

D’un côté il y a papa qui l’abandonnera,
Et de l’autre il y a bébé qui pleurera.

D’un côté il y a maman qui a pleuré,
De l’autre bébé qui va pleurer.
D’un côté il y a maman qui s’est remariée,
De l’autre bébé qui est oublié.

D’un côté il y a beau papa,
De l’autre l’enfant qui existait déjà.
D’un côté l’enfant veut son papa,
De l’autre beau papa le frappera.

Mais si tout ça ne m’a pas tué,
Ça m’a rendu plus fort.
Et je n’ai pas oublié mon souhait,
De te voir un jour pleine de remords.

Je rêve en secret que tu te fasse violenter,
Et puisque tu ne veux plus me voir,
Que tes yeux soient crevés,
Afin que tu saches ce que c’est que de vivre dans le noir.

La noirceur de ton cœur,
N’a d’égale que la tumeur,
Que je te souhaite de contracter de bonne heure.

Ce cœur que tu as refusé de me donner,
Maman, ton rôle était de me protéger.

Quand la colère transperce mes vers,
Et que ma déprime dépasse mes rimes.
C’est malade à crever que je t’imagine.

Maman, pardonne moi ces pensées malsaines,
Mais mon cœur est rongé par la peine,
À l’idée de ne jamais avoir pu prononcer,
Papa, Maman.

Ma tête n’en peu plus de passer son temps,
À s’imaginer un passé à chaque événement.

Que la vérité éclate au grand jour,
Que l’on oublie l’être que je suis au bon jours.
Je ne suis qu’un cas social,
Abandonné par sa mère attardée mentale.

Oubliez le garçon qui s’invente une vie,
Pour ne pas être différent de ses amis.

Mais n’oubliez pas celui que je suis.
Un garçon plein d’envies,
Qui a besoin de ses amis,
Car c’est pour lui sa seule famille.

Que dire ?

Que doit dire un fils à une mère qui n’a fait qu’écarter les cuisses ?
Que dire à une simple génitrice collectionneuse de pénis ?
Tu as vu tellement de paires de couilles,
Que quand je te demande qui est mon père tu bafouilles.

Si tu avais su que te faire démonter,
Risquait de te donner un mouflet,
J’aurai surement fini au fond de ton gosier,
Oui maman, je sais que c’est dur à avaler.

Pour te mettre à l’aise et être sûr que la lecture te plaise,
J’ai fait un texte dure comme une queue pendant une bonne baise.
J’espère que mon texte va résonner dans ta tête,
Comme des couilles sur tes fesses pendant la levrette.

Si la vie se résumait à un coup de bite,
Tu ferais surement partie de l’élite.
Malheureusement tu es de ces prostitués,
Que l’on abandonne une fois les couilles vidées.

Tu sais, j’aurai aimé laissé couler,
Comme une envie de pisser après t’être fait baiser,
Mais j’ai trop souvent failli me noyer,
Comme toi après un gros bukaké.

J’espère que mon texte vous rebute,
Autant que moi d’être un fils de pute.
J’espère qu’il vous aura fait réagir,
Autant qu’il m’a fait vomir.

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Au diable les rimes

Au diable les rimes qui me compriment mais qui à la fois font que je m’exprime,
Elles tambourinent dans ma poitrine, j’ai l’impression qu’elles m’endoctrinent.
Je ne veux plus les écrire, même si elles me servent à refleurir quand je me met à flétrir,
Lorsqu’elles ne sont pas ma drogue, elles se font psychologue et me sortent de mes monologues.
Je ne pense pas que vous compreniez mais je ne peux pas nier que si je cherche à les renier, c’est qu’elles mon fait prisonnier,
Dans une prison d’où je ne vois pas l’horizon, elles sont devenues un vrais poison, comprenez vous maintenant ma trahison ?

Chacun dira ce qu’il voudra, que je suis ingrat, mais rien ne changera ou ne m’en emperchera,
J’ai entamé ma métamorphose, je veux passer à autre chose, cette époque morose de prose est close.
Je ne suis venu, ni pour m’excuser, ni pour apaiser, tout ceci est improvisé ne soyez pas scandalisés.
Mais soyez assurés que je reviendrai, les rimes m’ont toujours accompagnés, je ne sais pas si je réussirai à m’en séparer.

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Ponctuons

Je ne suis pas le point qui stop tout comme un coup de poing.

Je ne suis pas la virgule qui marque un arrêt, c’est ridicule.

Suis-je un point d’interrogation ? En voilà une bonne question.

J’aimerais être un point d’exclamation ! Mais je n’ai plus de revendications.

J’aimerais être des points de suspensions … pour capter ton attention.

Je pourrais être des guillemets, mais je ne fait que citer: « Dans la vie il faut être bien entouré »

Je pourrais être des parenthèses, car au final être entouré m’apaise (tout cela n’est que foutaise).

Je ne suis qu’une ponctuation, pourtant essentielle à tes narrations.

Pinocchio

Dans ce bas monde, celui que vous appelez dieu n’est qu’un Gépéto façonneur de Pinnochio.

Je l’ai rencontré il y a 26 ans lorsqu’il a fait de moi un véritable enfant.

Les ficelles qui me liaient à ses doigts de fée furent coupées

Et me voilà, me retrouvant à pleurer devant mes nouveaux marionnettistes, ceux qu’ils appeleront parents.

Avec Gépéto mon nez s’allongait lorsque je lui mentait, avec eux il se fait casser à la moindre vérité.

Parfois j’aimerai me plonger dans cette boisson magique, qui m’eloignerai de ma vie tragique.

Cette boisson qui me rendrai ma gueule de bois de quand Gépéto était là.

Une corde de ma marionnette est cassée, tous les jours je me lève du mauvais pied.

Mon bois est rongé par les mites, j’ai la tête trouée et je ne sais plus où j’habite.

Depuis que ces nouveaux marionnettistes ont choisi ma marionnette pour interpréter le rôle de Cozette.

Ces misérables ont rendu ma vie insupportable.

J’ai souvent rêvé que mes ficelles s’entrecroiseraient et glisseraient jusqu’à m’etouffer.

Le rideau pourrait enfin tomber sur la représentation d’une vie faite de dépression. Le tout sans applaudissement, normalement.

Rapport non protégé

On dit que la roue fini toujours par tourner,
Mais la mienne vient de crever.
C’est la vie qui me fait le coup de la panne,
Histoire de mieux m’enculer derrière un platane.
Un tête à queue comme tu n’en a jamais vu,
Le genre de biffle qui ne t’avais pas prévenu.
Ses air-bags viennent de m’exploser au nez,
Je ne les pensais pas si gros et si gonflés.

Pour une fois je suis passé à travers les gouttes,
Mais ça n’a pas empêché la sortie de route.
On m’a demandé de prendre un chemin moins sinueux,
Ce terrain était potentiellement moins sanglant mais glissant et boueux.
On m’avait également conseillé de ne pas rouler décapoté,
Evidemment je n’ai rien écouté, et la faciale je l’ai prise en plein nez.
J’avais enlevé ma ceinture pour que mes coups de reins soient vifs
J’aurai du la resserrer pour éviter d’être imuno-dépressif.

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Tristes habitudes

Cette femme s’habille comme une pute et s’étonne lorsque je lui réclame une turlutte !
Ce gay est plus efféminé que la miss de l’an dernier et s’étonne que je le traite de PD !
Ce clochard passe son temps à mendier plutôt qu’à travailler et s’étonne de se faire insulter !
Ce migrant préfère rejoindre un camp plutôt que de défendre ses enfants et s’étonne qu’on le laisse en sang !

Ne me dites pas que vous êtes choqués par mes versets !
Et que vous voulez m’arrêter ?
Tous les jours ces phrases sont prononcées, et il n’y a personne pour les arrêter !
Alors si tu veux que ces mots disparaissent,
Fais le savoir à ceux qui les agressent !

Fais leur savoir que:
Cette femme s’habille comme ça car elle aime que tes pupilles brillent, alors remonte ton caleçon et montre lui que tu es un bon garçon.

Fait leur savoir que:
Si cet homme est homo c’est qu’il ne croit pas en l’amour de labo, mais qu’il aime l’amour le beau, celui qui n’a ni sexe ni religions, juste de la passion.

Fait leur savoir que:
Ce clodo n’a pas choisis ce fardeaux qu’il a sur le dos, qu’un simple sourire suffit parfois à le nourrir et à lui redonner foie en l’avenir.

Fait leur savoir que:
Ce migrant n’a pas abandonné ses enfants, qu’il les à perdu avec leur mère dans la mer.

Laissez moi croire que l’Homme peut faire renaitre l’espoir.
Laissez moi voir l’autre réalité derrière le miroir.

Je suis handicapé

J’imagine que tu ne me vois pas d’un bon oeil,
Lorsque je ne sais pas comment te regarder à cause de ce fauteuil.
Je sais que nous ne sommes pas si différent,
Mais j’ai peur que tu te vois en mon regard un jugement.

Je sais que ça doit te faire souffrir,
Que je sois incapable de te faire un sourire,
Mais je n’y arrive pas, alors même si tu as froid, je ne te regarde pas.
Un regard aurai recoloré ce teint blafard,
C’est toi le clochard et suis pourtant celui qui n’a pas les moyens pour un simple bonsoir.

Il y a ce petit atteint d’une trisomie qui veut que je parle avec lui,
Pourquoi je le fuis et fait comme si je n’avais pas ouïe ?
Son père me regarde d’un air compréhensif,
Mais ca n’aidra pas son fils à comprendre mon air repulsif.

J’aimerai m’excuser car c’est moi l’handicapé,
Un handicapé social qui a du mal,
à faire le bien quand vous en avez besoin.

Le goût de la vie

J’ai arraché la plume d’un phénix, pour renaître de mes cendres,
ma vie est une rixe, alors mes rimes ne sont pas tendres.

Chaque mot enflamme le parchemin
et tu n’as qu’à suivre le mémo,
pour retrouver mon chemin
et comprendre l’origine de mes maux.

Lorsque j’étais jeune je voulais écrire ou faire rire.
En me lisant mes enseignants ont ris et m’ont dit de ne plus écrire.
Beaucoup de grands artistes sont devenus célèbres à leur morts.
Alors quand je serais mort, dites moi si j’ai eu tord.

J’ai un putain de goût amer,
Quand je regarde ce milliardaire !
Il aura jamais assez de sa vie merdique,
Pour dépenser tout son fric !
Mais pendant que son argent dort,
La famine fait des morts !

J’ai le regard acide,
Lorsque je vois ce SDF au regard avide,
Pour lui la note était salé,
Et croyez moi il n’y avait personne pour l’aider.

Cette vie poivrée me fait éternuer,
C’est mon allergie aux inégalités,
Qui réagit à ce monde corrompu,
Quand je vois mon fils et son avenir qui pue.

Tu pourras tenter de me cuisiner,
La vie m’a longtemps laissé mijoter,
Mais ca ne m’a pas rendu plus tendre,
Tu sais nous avons tant à apprendre.

J’ai décroché une étoile au guide Michelin,
Je l’ai accroché à ma chemise en Lin,
Me voici donc le Shérif de la ville,
Et j’en ai assez dit je file.

Devenons amis

Bonjour toi,
Attends ne part pas !
On ne se connait même pas,
Pourtant tu ne veux pas de moi.

Je ne suis pas encore installé,
Et déjà tu veux me rejeter.
Tu as vu l’âge que tu as ?
Plus personne ne s’intéresse à toi !

Laisse moi te tenir compagnie !
Permet moi de devenir ton meilleur ami.
Fait moi une place dans ton coeur,
et cela jusqu’à ce que tu meurs.

Je sais que dans ta tête,
Ce n’est pas tous les jours la fête.
Alors laisse moi une place dans ton esprit,
et je ferai tout pour que tu oublis.

Je serai ton meilleur compagnon,
lorsque le temps te paraîtra long.
Je te serai dévoué,
pour que le temps de semble écourté.

Je sais que tu te sens coupable,
Et que tes problèmes te semblent insurmontables,
Laisse moi faire en sorte que tu oublie,
toute cette tristesse de ta vie.

Arrête ! Qu’es que tu fais ?
Tu essaie de me chasser ?
Moi qui ai toujours fait de mon mieux,
Pour que tu te sente mieux !

Tu ne te débarrassera pas de moi !
Nous en sommes au stade trois !
Je me présente, je m’appelle Cancer,
Et je viens de foutre ta vie en l’air.