Issho Ni

Comme Naruto j’ai voulu faire la paix avec mon démon intérieur, mais la moindre des morsures me fait chavirer comme Eren Jager.

Né sans alter comme Midoriya perso j’ai pas bouffé d’cheveux pour en arriver là. Possédé comme Fumikage j’ai l’ombre plus clair que mon reflet.

Comme Edward la vie m’a coûté un bras, alors chaque matin c’est avec ma troisième jambe que je soulève les draps.

Non c’est pas le Death Note que j’écris, perso je ne suis pas Light Yagami, le premier nom dans ce putain livre serai celui du beau père qui me tabassait une fois ivre.

Étant petit j’avais pas de famille mais juste un putain d’équipage, alors donne moi un chapeau de paille et j’essaierai d’être de taille. Ils étaient le fruit et moi j’étais le démon au bord du précipice notre amitié était le One Piece.

Invaincu

Mon beau père m’a tellement retourné étant gamin que le Kamasutra pourrait-être mon bouquin, on dit qui aime bien châtie bien, entendez-moi bien, lui et moi on ne faisait qu’un.
À peine douze ans et l’organe déjà moins vierge que Clara Morgane, je vois mon avenir rétrécir et le reste s’élargir. Les seules fois où j’arrive à dormir, mes plus beaux rêves sont ceux où je cane.
Alors oui j’ai un putain de vécu et ne me dit pas que ça te trou le cul car je n’y ai pas survécu pour que l’on me rappelle qu’un jour la vie m’a vaincu, mais sois juste convaincu qu’aujourd’hui j’évacue.

J’aurai pu attendre que mon passé vienne me pendre mais j’ai préféré prétendre à un avenir plus tendre, le genre de futur où mon cul n’est plus à la suture ou dessiné de coups de ceinture. Alors oui c’était dur et parfois la douleur perdure et je sature mais une chose est sur, vivre me rassure.





Pensées Noires

J’aime la difficulté à l’image d’un curé qui trou un mioche à la fin du caté. Et si tu trouves ça moche c’est que j’ai pas raté ma mission de te rappeler que la divinité à laquelle tu t’accroches embroche tes gosses et vole leur virginité.

Un jour j’ai détaché un pendu, je te jure que j’étais perdu, alors que cet enfoiré bandait, j’ai chialé puis j’ai cogité. Ils disent que c’est morphologique moi je pense que c’est logique. Il a pris plus de plaisir à crever qu’à vivre sa vie délabrée. Si on l’avait branlé au lieu de le masser on l’aurait vraiment aidé. Aidé a finir sa vie en beauté.

Est-ce qu’une vegan avale si je jouis dans son corps ? Ou mes petits dans sa gorge feront d’elle une carnivore ? Si l’avortement est un crime alors la branlette c’est de la frime et l’abandon devient légitime.

Viens dans mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare. Une haine intensive que je peine à traduire dans mes rimes incisives. Suis moi dans ce couloirs, n’est pas peur de mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare.

Si quand le fils de Dutroux t’avait dis j’en ai plein le cul, ou quand Marie Trintignant t’avait dis que son mari était un bon coup tu avais lu entre les lignes, tu les aurais sauvé d’une mort indigne.

À chaque manifestation notre liberté d’expression est bafouée. J’ai l’impression qu’Hitler est ressuscité tellement nous sommes gazés par des moustachus laissant derrière eux une démocratie déchu. On vie une époque où les jeunes glissent et empalent leur cul sur les matraques de la police. On vie une époque où les seules qui trouvent du travail en traversant la rue sont celles qui vendent leurs culs. On vie une époque où l’état nous a tellement enculé qu’il gâche le plaisir des PD.

Viens dans mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare. Une haine intensive que je peine à traduire dans mes rimes incisives. Suis moi dans ce couloirs, n’est pas peur de mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare.

Rimes de petite vertus

Il y a des jours où les mots ne suffisent plus,
Des jours où mes rimes sont de petites vertus.

Aujourd’hui, je ne veux pas que tu ris,
Car femme qui ris, n’est qu’à moitié dans ton lit.
Et c’est entièrement que je te veux pour atteindre le firmament,
Ce firmament que nous atteindrons innocemment.

Je ne peux pas te promettre le septième ciel,
Car ce n’est pas un domaine où j’excelle.
Tu trouveras néanmoins dans ma façon de te regarder,
Suffisamment d’admiration pour voir ton souffle se saccader.

Je veux sentir tes mains m’agripper,
Entendre ta bouche chanter des onomatopées,
Lorsque je laisserai mes mains déraper,
Et faire tomber la robe qui te sert d’unique drapé.

Mes rimes s’emmêlent alors que nos corps s’entremêlent,
Une passerelle passionnelle qui permet à deux êtres parallèles,
De vivre une surnaturelle aventure passionnelle.

Faites que le sablier se couche comme nos deux corps,
Que le sable se déverse pour accueillir notre folklore,
Et que le temps se fige quand je t’en demande encore.

Pensées confidentielles

Le regard tourné vers le ciel j’ai des pensées confidentielles,
Relation sensorielle, j’admets rêvé de toi dans des tenues superficielles.
J’ai des pensées charnelles, qui me gênent mais sont trop belles,
Nos corps qui ruissellent et s’entremêlent à en faire rougir Marc Dorcel.

J’aimerai que tu sois là et te serrer contre moi,
Que nos corps ne fassent qu’un comme deux siamois,
Mon corps ne réclame que toi,
Et j’ai l’impression d’être un hors-la-loi.

Arrête moi si je vais trop loin,
Mais que dieu m’en soit témoin,
Ecrire ce texte était cornélien,
Mais demande moi et je m’abstiens.

Mais même embarrassé,
J’avais besoin d’exprimer cette envie de t’embrasser.
Mais même embarrassé,
J’avais besoin d’exprimer cette envie de t’enlacer.

Le regard tourné vers les cieux, je veux revoir tes yeux,
Et si j’ai un aveu c’est que je te veux.
Texte périlleux, je t’avoue que je suis nerveux,
De te faire lire ce qui m’émeut.

Laisse mes mains glisser le long te tes reins et coller ton bassin au mien,
Cale ton rythme sur le mien et oublie les règles que l’on enfreins,
Rien ne nous retiens, ce n’est qu’une danse et je m’abstiens.

Un effet pas si éphémère

On dit que c’est l’effet papillon,
Qu’un simple battement d’aile t’emporte dans son tourbillon.
Ce con aurait mieux fait de rester dans sa chrysalide,
Plutôt que de nous embarquer sans guide.

Le papillon se permet son effet car sa vie est éphémère,
Il n’a pas à subir les conséquences des décisions,
Que l’on prend dans la confusion sans aucune précision.
Ces décisions, qui des années plus tard, te prennent à revers.

Si j’avais pris mon courage à deux mains,
Que serait-il advenu de demain ?
Ton air rieur, et ta citation: « avec des si, Paris serai mis en bouteille »
Mon air boudeur, un battement d’aile de papillon et mon futur part à la corbeille.

Comment ne pas parler en si ?
C’est si sidérant de se dire que sillonner le monde en quête d’un signe,
Est un syphon si sinueux qu’insister est aussi tordu que le cou d’un cygne.

Alors oui, je me demande où nous en serions si j’avais écouté mon coeur,
Alors oui, je me demande où nous en serions si j’avais bravé ma peur,

Si le papillon était resté chenille, il aurait vécu plus longtemps qu’en sortant de sa coquille.

Mais s’il a choisi de vivre une journée à voler plutôt qu’une éternité à ramper,
C’est la preuve qu’une heure de bonheur est plus précieuse que des années vécues à moitiés.

Schizophrène

Je débarque dans ton recueil de texte comme un clin d’oeil à ta future ex,
Tu n’as pas encore fermé la porte que déjà je la décomplexe.

Textes qui ramone, arrosé aux hormones, quatre phrases et déjà je te bâillonne.
Mes rimes te tombent sur la trogne et je ne suis pas Newton.

J’ai conscience de ta déficience, je ne vais pas parler science avec ta dégénérescence,
Un peu de reconnaissance quand je t’épargne toutes ces souffrances.

Rimes plates et maladroites, ca m’épate qu’on se prenne pour un spartiate quand on a moins de dextérité qu’un cul de jatte.

Rien ne sert d’être fébrile, la marque que je laisse est indélébile,
J’ai le profil du type habile, je rends stérile le plus viril des gorilles.

Ma plume est lourde et elle fait la sourde quand je t’allume,
Habituée à la légèreté elle ouvre ses esgourdes quand je parle de ton amertume.

Longtemps méprisé c’est à mon tour de te martyriser,
À peine déstabilisé te voilà fragilisé et volatilisé,

Hé ouais Lepto, tu pensais passer incognito et toucher ta part du gâteau ? C’était trop tôt, le louveteau, n’attaque pas le loup, il reste à la place qu’on lui alloue.

Schizophrène artistique je sophistique ma linguistique pour sortir de mon diagnostic.

Sentiments déraillés

Devant cette gare désaffectée, je me surprends à marquer un temps d’arrêt.

Qu’est-ce qu’il me prend d’être si affecté ?

Est-ce la pleine lune qui me rend lourd, comme une enclume ?

Elle me laisse le regard hagard et le teint blafard,

L’effet d’un coup de poignard dans un corps en direction de l’abattoir.

Est-ce la pleine lune qui alourdit autant ma plume ?

Un train de marchandise me fait sursauter pendant ma psychanalyse,

Des wagons tagués, l’expression d’un art qu’ils font voyager.

Un TGV me surprend pendant que je m’interrogeais,

Des wagons bondés de passagers à l’envie de voyager.

Notre arrêt est désaffecté, il ne pourra donc pas s’y arrêter,

Mais pour moi il le fait, et j’en profite pour faire grimper mes pensées.

Je mets mes remords et mes regrets et je les laisse te rejoindre là où tu es.

Je les mets sur de bons rails car depuis un moment ma pensée déraille,

Un moment que c’est la pagaille et qu’ils ont fait tomber ma muraille.

Ce sont ces retrouvailles qui me remuent les entrailles,

Elles ravivent ces failles dont j’avais organisé les funérailles.

Il y a maintenant dix années que nos trains ce sont éloignés,

Laissant dans un tiroir un billet de sentiments non composté.

J’imagine que lorsque j’écris, elle est loin l’ancienne petite copine,

J’imagine que cela reste une aventure anodine.

Désolé d’être resté un homme vivant dans le passé,

Rongé par le regret de ne pas avoir eu le courage de t’aimer.

Aujourd’hui j’ai pris ce train sans y être invité, mes sentiments enrayés viennent de se desincarçéré.

Le contrôleur m’observe le sourire au lèvre, il sait que je fraude et que notre passé commun me taraude.

Je vais t’abandonner et descendre ici, être indécis ne m’a pas réussis.

On dit que les gens qui s’aiment se retrouveront, la prochaine fois nous prendrons l’avion, il nous empêchera toute évasion.

Funambule

On dit que la vie est difficile et qu’elle peut basculer en un battement de cil.
On dit qu’elle est fragile et qu’elle ne tient qu’à un fil.

La vie est un cirque ambulant, dont nous sommes les funambules,
Et sous ce fil, la mort, indolore et accessible sans effort.

Sur le fil, nous, les funambules, étions les premiers arrivés,

Puis les clowns nous ont été envoyés, pour nous ôter l’envie de basculer.
Le nez rouge comme un arrêt d’urgence, pour éviter de sombrer dans l’engeance.

Puis sont arrivés les acrobates, jouant avec le fil comme des psychopathes, jusqu’à ce que ce dernier ne les mette échec et mat.

Puis vint le magicien, heureux de faire rêver les siens, qui aurait pensé que de l’autre côté du fil il serait notre nécromancien ?

Puis nous remarquions que nous n’étions pas les premiers, les animaux nous avaient devancé,
Mais notre arrivé sur le fil les a déséquilibré et un à un ils nous ont quitté.

Nous sommes ces funambules qui déambulent sur le fil bras tendus,
De novices équilibristes lâchés sur un fil satiriste.

Du papier au clavier

Je suis de cette génération qui a laissé tomber le papier pour le clavier,
Je suis de cette époque où l’on aime écrire sans forcément aimer lire,
J’aime lâcher des paragraphes et je suis pourtant mauvais en orthographe,
J’aime me défouler sur les mots mais je n’aime pas Victor Hugo.

Tu peux prendre ta plume, ton encrier et commencer à me juger,
Je m’étais préparé à ton couplet sur la modernité et le fait que l’on a rien inventé,
Mais je préfère le laisser aux arriérés qui auraient réussi à dégoûter Musset.

Alors oui j’aurai tendance à citer une série plutôt que Paul Valéry,
Mais comme lui c’est à l’écris que je veux résoudre les conflits.
Dans mes textes tu n’auras pas d’air de Voltaire ou de Baudelaire,
Simplement le vécu d’un jeune homme un peu perdu.

Nous sommes passés du papier au clavier parce que l’on préfère frapper que gratter,
Tout comme vous etiez passés de la plume au stylo car vous étiez plus lourd qu’une enclume avec vos rimes aussi plates que l’eau.

Alors maître rangez votre marteau car vos chevilles enflées ne vous permettront pas de me percer.