À la Une

Sans communication 

C’est serré dans le métro, que nous oublions de communiqué,

C’est une fois nos proches disparu, que nous souhaitons qu’ils soient entendus.

Mon voisin me regarde à peine, un bonjour lui inspire sûrement la haine,

Et le seul à rire, c’est mon passé qui se moque de mon avenir.

Suis-je meilleur communiquant en me cachant derrière cet écran, pour décrire mes sentiments ?

Dois-je aller de l’avant ? Et hurler au monde qu’il est encore temps !

Lui dire qu’il est encore de temps de parler à ses bébés, et de leur chanter des comptines du passé !

Lui dire que rien n’est terminé, et qu’il peut toujours faire valser ses mouflets sur des airs de gaieté !

Laissons-nous vivre, guider par nos sens qui jadis, nous servaient à survivre.

Sens, non loin de toi, ce petit plat qui n’attends que toi.

Observe, ce tableau qui te montre ce que le monde a de plus beau.

Écoute, cette mélodie qui te prouve que la plus triste des mélancolie, peut vite devenir la plus jolie.

L’homme a t-il cessé de communiquer ? Ou sommes nous juste incapable de l’écouter ?

Je vous laisse à vos pensées, j’ai un tableau de versets à cuisiner.

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À la Une

Jeux incomplets

À mon jeu de 7 familles il manque des pièces.
Le père, la sœur et la mère, voilà les faiblesses.
À mon Scrabble il manque des mots,
Papa, maman, évanouis de mon cerveau.

Jeux incomplets, ressortis du grenier,
Je pensais pouvoir vous jeter, me débarrasser.
Mais une fois dépoussiéré ressort la douleur du passé,
Et de nouveau les larmes se mettent à couler.

Alors avec vous je vais jouer cartes sur table.
Affaibli et attristé, ces jeux incomplets me rendent vulnérable.
Alors afin de lutter contre la dépression,
Et tous ces manques qui encombrent mes émotions,
À mon jeu de 7 familles j’ai ajouté la carte amis.
Et à mon Scrabble ils ont ajouté le mot oubli.

Mais comme pour ton bon jeu il y a un recommencement.
Objet désespérant d’une vie en plein anéantissement.
Ma vie tu hanteras jusqu’à mon enterrement,
Enterrement où seul mes amis auront du tourment.

C’est ici que le récit s’achève, bâclé et non terminé.
Et comme pour ces jeux incomplet, seule la mort pourra l’achever.

 

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À la Une

Conte pour enfant

Tout comme le petit Poucet je sens que je suis égaré.
Perdu dans cette marée j’aurai aimé être la Petite Sirène pour ne pas me noyer.
Mais comme Pinocchio et sa baleine, mes problèmes m’ont avalé et sont en train de m’achever.

Alors j’ai retrouvé la belle au bois dormant.
Laissez-moi la rejoindre je sens,
Qu’à ses côtés j’oublierais mes tourments.

Mais comme pour toutes belles, il y’a la bête.
Bête de toutes mes journées, qui ne cesse de hanter toutes mes pensées.
Alors, oublié comme Cendrillon à côté de sa cheminée.
Je prie pour qu’une fée vienne me délivrer.

Mais la fin de mon conte n’est pas une Happy End.
Peter Pan a volé mon enfance et ne m’a laissé que mes souffrances.

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Pensées Noires

J’aime la difficulté à l’image d’un curé qui trou un mioche à la fin du caté. Et si tu trouves ça moche c’est que j’ai pas raté ma mission de te rappeler que la divinité à laquelle tu t’accroches embroche tes gosses et vole leur virginité.

Un jour j’ai détaché un pendu, je te jure que j’étais perdu, alors que cet enfoiré bandait, j’ai chialé puis j’ai cogité. Ils disent que c’est morphologique moi je pense que c’est logique. Il a pris plus de plaisir à crever qu’à vivre sa vie délabrée. Si on l’avait branlé au lieu de le masser on l’aurait vraiment aidé. Aidé a finir sa vie en beauté.

Est-ce qu’une vegan avale si je jouis dans son corps ? Ou mes petits dans sa gorge feront d’elle une carnivore ? Si l’avortement est un crime alors la branlette c’est de la frime et l’abandon devient légitime.

Viens dans mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare. Une haine intensive que je peine à traduire dans mes rimes incisives. Suis moi dans ce couloirs, n’est pas peur de mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare.

Si quand le fils de Dutroux t’avait dis j’en ai plein le cul, ou quand Marie Trintignant t’avait dis que son mari était un bon coup tu avais lu entre les lignes, tu les aurais sauvé d’une mort indigne.

À chaque manifestation notre liberté d’expression est bafouée. J’ai l’impression qu’Hitler est ressuscité tellement nous sommes gazés par des moustachus laissant derrière eux une démocratie déchu. On vie une époque où les jeunes glissent et empalent leur cul sur les matraques de la police. On vie une époque où les seules qui trouvent du travail en traversant la rue sont celles qui vendent leurs culs. On vie une époque où l’état nous a tellement enculé qu’il gâche le plaisir des PD.

Viens dans mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare. Une haine intensive que je peine à traduire dans mes rimes incisives. Suis moi dans ce couloirs, n’est pas peur de mes pensées noires, celles que j’ai le soir quand renaît mon esprit de barbare.

Rimes de petite vertus

Il y a des jours où les mots ne suffisent plus,
Des jours où mes rimes sont de petites vertus.

Aujourd’hui, je ne veux pas que tu ris,
Car femme qui ris, n’est qu’à moitié dans ton lit.
Et c’est entièrement que je te veux pour atteindre le firmament,
Ce firmament que nous atteindrons innocemment.

Je ne peux pas te promettre le septième ciel,
Car ce n’est pas un domaine où j’excelle.
Tu trouveras néanmoins dans ma façon de te regarder,
Suffisamment d’admiration pour voir ton souffle se saccader.

Je veux sentir tes mains m’agripper,
Entendre ta bouche chanter des onomatopées,
Lorsque je laisserai mes mains déraper,
Et faire tomber la robe qui te sert d’unique drapé.

Mes rimes s’emmêlent alors que nos corps s’entremêlent,
Une passerelle passionnelle qui permet à deux êtres parallèles,
De vivre une surnaturelle aventure passionnelle.

Faites que le sablier se couche comme nos deux corps,
Que le sable se déverse pour accueillir notre folklore,
Et que le temps se fige quand je t’en demande encore.

Pensées confidentielles

Le regard tourné vers le ciel j’ai des pensées confidentielles,
Relation sensorielle, j’admets rêvé de toi dans des tenues superficielles.
J’ai des pensées charnelles, qui me gênent mais sont trop belles,
Nos corps qui ruissellent et s’entremêlent à en faire rougir Marc Dorcel.

J’aimerai que tu sois là et te serrer contre moi,
Que nos corps ne fassent qu’un comme deux siamois,
Mon corps ne réclame que toi,
Et j’ai l’impression d’être un hors-la-loi.

Arrête moi si je vais trop loin,
Mais que dieu m’en soit témoin,
Ecrire ce texte était cornélien,
Mais demande moi et je m’abstiens.

Mais même embarrassé,
J’avais besoin d’exprimer cette envie de t’embrasser.
Mais même embarrassé,
J’avais besoin d’exprimer cette envie de t’enlacer.

Le regard tourné vers les cieux, je veux revoir tes yeux,
Et si j’ai un aveu c’est que je te veux.
Texte périlleux, je t’avoue que je suis nerveux,
De te faire lire ce qui m’émeut.

Laisse mes mains glisser le long te tes reins et coller ton bassin au mien,
Cale ton rythme sur le mien et oublie les règles que l’on enfreins,
Rien ne nous retiens, ce n’est qu’une danse et je m’abstiens.

Un effet pas si éphémère

On dit que c’est l’effet papillon,
Qu’un simple battement d’aile t’emporte dans son tourbillon.
Ce con aurait mieux fait de rester dans sa chrysalide,
Plutôt que de nous embarquer sans guide.

Le papillon se permet son effet car sa vie est éphémère,
Il n’a pas à subir les conséquences des décisions,
Que l’on prend dans la confusion sans aucune précision.
Ces décisions, qui des années plus tard, te prennent à revers.

Si j’avais pris mon courage à deux mains,
Que serait-il advenu de demain ?
Ton air rieur, et ta citation: « avec des si, Paris serai mis en bouteille »
Mon air boudeur, un battement d’aile de papillon et mon futur part à la corbeille.

Comment ne pas parler en si ?
C’est si sidérant de se dire que sillonner le monde en quête d’un signe,
Est un syphon si sinueux qu’insister est aussi tordu que le cou d’un cygne.

Alors oui, je me demande où nous en serions si j’avais écouté mon coeur,
Alors oui, je me demande où nous en serions si j’avais bravé ma peur,

Si le papillon était resté chenille, il aurait vécu plus longtemps qu’en sortant de sa coquille.

Mais s’il a choisi de vivre une journée à voler plutôt qu’une éternité à ramper,
C’est la preuve qu’une heure de bonheur est plus précieuse que des années vécues à moitiés.

Schizophrène

Je débarque dans ton recueil de texte comme un clin d’oeil à ta future ex,
Tu n’as pas encore fermé la porte que déjà je la décomplexe.

Textes qui ramone, arrosé aux hormones, quatre phrases et déjà je te bâillonne.
Mes rimes te tombent sur la trogne et je ne suis pas Newton.

J’ai conscience de ta déficience, je ne vais pas parler science avec ta dégénérescence,
Un peu de reconnaissance quand je t’épargne toutes ces souffrances.

Rimes plates et maladroites, ca m’épate qu’on se prenne pour un spartiate quand on a moins de dextérité qu’un cul de jatte.

Rien ne sert d’être fébrile, la marque que je laisse est indélébile,
J’ai le profil du type habile, je rends stérile le plus viril des gorilles.

Ma plume est lourde et elle fait la sourde quand je t’allume,
Habituée à la légèreté elle ouvre ses esgourdes quand je parle de ton amertume.

Longtemps méprisé c’est à mon tour de te martyriser,
À peine déstabilisé te voilà fragilisé et volatilisé,

Hé ouais Lepto, tu pensais passer incognito et toucher ta part du gâteau ? C’était trop tôt, le louveteau, n’attaque pas le loup, il reste à la place qu’on lui alloue.

Schizophrène artistique je sophistique ma linguistique pour sortir de mon diagnostic.

Sentiments déraillés

Devant cette gare désaffectée, je me surprends à marquer un temps d’arrêt.

Qu’est-ce qu’il me prend d’être si affecté ?

Est-ce la pleine lune qui me rend lourd, comme une enclume ?

Elle me laisse le regard hagard et le teint blafard,

L’effet d’un coup de poignard dans un corps en direction de l’abattoir.

Est-ce la pleine lune qui alourdit autant ma plume ?

Un train de marchandise me fait sursauter pendant ma psychanalyse,

Des wagons tagués, l’expression d’un art qu’ils font voyager.

Un TGV me surprend pendant que je m’interrogeais,

Des wagons bondés de passagers à l’envie de voyager.

Notre arrêt est désaffecté, il ne pourra donc pas s’y arrêter,

Mais pour moi il le fait, et j’en profite pour faire grimper mes pensées.

Je mets mes remords et mes regrets et je les laisse te rejoindre là où tu es.

Je les mets sur de bons rails car depuis un moment ma pensée déraille,

Un moment que c’est la pagaille et qu’ils ont fait tomber ma muraille.

Ce sont ces retrouvailles qui me remuent les entrailles,

Elles ravivent ces failles dont j’avais organisé les funérailles.

Il y a maintenant dix années que nos trains ce sont éloignés,

Laissant dans un tiroir un billet de sentiments non composté.

J’imagine que lorsque j’écris, elle est loin l’ancienne petite copine,

J’imagine que cela reste une aventure anodine.

Désolé d’être resté un homme vivant dans le passé,

Rongé par le regret de ne pas avoir eu le courage de t’aimer.

Aujourd’hui j’ai pris ce train sans y être invité, mes sentiments enrayés viennent de se desincarçéré.

Le contrôleur m’observe le sourire au lèvre, il sait que je fraude et que notre passé commun me taraude.

Je vais t’abandonner et descendre ici, être indécis ne m’a pas réussis.

On dit que les gens qui s’aiment se retrouveront, la prochaine fois nous prendrons l’avion, il nous empêchera toute évasion.

Funambule

On dit que la vie est difficile et qu’elle peut basculer en un battement de cil.
On dit qu’elle est fragile et qu’elle ne tient qu’à un fil.

La vie est un cirque ambulant, dont nous sommes les funambules,
Et sous ce fil, la mort, indolore et accessible sans effort.

Sur le fil, nous, les funambules, étions les premiers arrivés,

Puis les clowns nous ont été envoyés, pour nous ôter l’envie de basculer.
Le nez rouge comme un arrêt d’urgence, pour éviter de sombrer dans l’engeance.

Puis sont arrivés les acrobates, jouant avec le fil comme des psychopathes, jusqu’à ce que ce dernier ne les mette échec et mat.

Puis vint le magicien, heureux de faire rêver les siens, qui aurait pensé que de l’autre côté du fil il serait notre nécromancien ?

Puis nous remarquions que nous n’étions pas les premiers, les animaux nous avaient devancé,
Mais notre arrivé sur le fil les a déséquilibré et un à un ils nous ont quitté.

Nous sommes ces funambules qui déambulent sur le fil bras tendus,
De novices équilibristes lâchés sur un fil satiriste.

Du papier au clavier

Je suis de cette génération qui a laissé tomber le papier pour le clavier,
Je suis de cette époque où l’on aime écrire sans forcément aimer lire,
J’aime lâcher des paragraphes et je suis pourtant mauvais en orthographe,
J’aime me défouler sur les mots mais je n’aime pas Victor Hugo.

Tu peux prendre ta plume, ton encrier et commencer à me juger,
Je m’étais préparé à ton couplet sur la modernité et le fait que l’on a rien inventé,
Mais je préfère le laisser aux arriérés qui auraient réussi à dégoûter Musset.

Alors oui j’aurai tendance à citer une série plutôt que Paul Valéry,
Mais comme lui c’est à l’écris que je veux résoudre les conflits.
Dans mes textes tu n’auras pas d’air de Voltaire ou de Baudelaire,
Simplement le vécu d’un jeune homme un peu perdu.

Nous sommes passés du papier au clavier parce que l’on préfère frapper que gratter,
Tout comme vous etiez passés de la plume au stylo car vous étiez plus lourd qu’une enclume avec vos rimes aussi plates que l’eau.

Alors maître rangez votre marteau car vos chevilles enflées ne vous permettront pas de me percer.

La famille

D’un côté il y a bébé qui regarde papa,

De l’autre il y a papa qui n’assume pas.

D’un côté il y a papa qui l’abandonnera,
Et de l’autre il y a bébé qui pleurera.

D’un côté il y a maman qui a pleuré,
De l’autre bébé qui va pleurer.
D’un côté il y a maman qui s’est remariée,
De l’autre bébé qui est oublié.

D’un côté il y a beau papa,
De l’autre l’enfant qui existait déjà.
D’un côté l’enfant veut son papa,
De l’autre beau papa le frappera.

Mais si tout ça ne m’a pas tué,
Ça m’a rendu plus fort.
Et je n’ai pas oublié mon souhait,
De te voir un jour pleine de remords.

Je rêve en secret que tu te fasse violenter,
Et puisque tu ne veux plus me voir,
Que tes yeux soient crevés,
Afin que tu saches ce que c’est que de vivre dans le noir.

La noirceur de ton cœur,
N’a d’égale que la tumeur,
Que je te souhaite de contracter de bonne heure.

Ce cœur que tu as refusé de me donner,
Maman, ton rôle était de me protéger.

Quand la colère transperce mes vers,
Et que ma déprime dépasse mes rimes.
C’est malade à crever que je t’imagine.

Maman, pardonne moi ces pensées malsaines,
Mais mon cœur est rongé par la peine,
À l’idée de ne jamais avoir pu prononcer,
Papa, Maman.

Ma tête n’en peu plus de passer son temps,
À s’imaginer un passé à chaque événement.

Que la vérité éclate au grand jour,
Que l’on oublie l’être que je suis au bon jours.
Je ne suis qu’un cas social,
Abandonné par sa mère attardée mentale.

Oubliez le garçon qui s’invente une vie,
Pour ne pas être différent de ses amis.

Mais n’oubliez pas celui que je suis.
Un garçon plein d’envies,
Qui a besoin de ses amis,
Car c’est pour lui sa seule famille.

Que dire ?

Que doit dire un fils à une mère qui n’a fait qu’écarter les cuisses ?
Que dire à une simple génitrice collectionneuse de pénis ?
Tu as vu tellement de paires de couilles,
Que quand je te demande qui est mon père tu bafouilles.

Si tu avais su que te faire démonter,
Risquait de te donner un mouflet,
J’aurai surement fini au fond de ton gosier,
Oui maman, je sais que c’est dur à avaler.

Pour te mettre à l’aise et être sûr que la lecture te plaise,
J’ai fait un texte dure comme une queue pendant une bonne baise.
J’espère que mon texte va résonner dans ta tête,
Comme des couilles sur tes fesses pendant la levrette.

Si la vie se résumait à un coup de bite,
Tu ferais surement partie de l’élite.
Malheureusement tu es de ces prostitués,
Que l’on abandonne une fois les couilles vidées.

Tu sais, j’aurai aimé laissé couler,
Comme une envie de pisser après t’être fait baiser,
Mais j’ai trop souvent failli me noyer,
Comme toi après un gros bukaké.

J’espère que mon texte vous rebute,
Autant que moi d’être un fils de pute.
J’espère qu’il vous aura fait réagir,
Autant qu’il m’a fait vomir.

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